DÉBAT : DPI ET CHERCHEURS – MÊME COMBAT
Mardi 4 novembre
15 h – 16 h
Les chercheurs ne cessent d’adopter de nouvelles technologies pour soutenir des recherches avancées, voire révolutionnaires, dans des domaines qui vont du cancer à la physique et aux sciences de l’environnement, en passant par les sciences humaines. La recherche contemporaine s’appuie de plus en plus sur une infrastructure intégrée des TI (cyber-infrastructure) adaptée aux réseaux de pointe, à l’informatique répartie et en nuage, à la gestion des identités et de l’accès, à la visualisation évoluée, à l’exploration des données, à la coopération multimédia, à l’amélioration des procédés et à la mise en commun des ressources. Le milieu scientifique s’efforce de voir comment on peut développer, financer et soutenir la cyber-infrastructure afin de favoriser la recherche et l’innovation.
Les vice-recteurs de la recherche se préoccupent plus de l’excellence de la recherche que des détails de la cyber-infrastructure ou des difficultés techniques et administratives que suppose l’implantation d’une telle infrastructure. Ils souhaitent simplement savoir quel impact la technologie aura sur leurs recherches et leur organisation. De leur côté, les DPI sont chargés d’implanter l’infrastructure TI dans leur institution afin de faciliter les études, c’est-à-dire la recherche et l’apprentissage. Le hic est que chercheurs, recteurs et DPI ne sont pas toujours sur la même page… pour ne pas dire le même campus.
Dans ce débat, les directeurs de la recherche et de la technologie du Canada examineront comment les cadres des institutions peuvent mettre en place une infrastructure TI sur leur campus en vue de soutenir la cyber-infrastructure et la cyber-recherche qui alimenteront la recherche pure et appliquée dans les universités et collèges du Canada. Voici quelques-unes des questions sur lesquelles on se penchera :
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Puisque ce sont eux qui attirent les fonds, les chercheurs élèvent-ils suffisamment la voix et ont-ils assez d’influence pour concourir au développement des ressources du campus qui leur permettront d’accéder à celles de la cyber-infrastructure?
- Les chercheurs fixent le programme de recherche; les modèles de financement influent sur leurs décisions. Comment devraient-ils participer aux décisions relatives à l’implantation de la cyber-infrastructure sur le campus?
- Dans quelle mesure les DPI, les vice-recteurs de la recherche et les professionnels de l’information devraient-il collaborer pour que l’institution dispose des outils et des ressources dont les chercheurs ont besoin?
- Accorde-t-on assez d’attention à l’infrastructure sous-jacente capable de soutenir et d’établir les priorités scientifiques tandis que les gouvernement fédéral et provinciaux injectent des millions de dollars chaque année dans la recherche?
- Comment peut-on adapter les modèles de financement de la recherche d’après la manière dont la recherche coopérative évolue et est menée, quand interviennent de nombreuses disciplines et maintes institutions parfois séparées par des océans entiers, mais qui travaillent instantanément en tandem dans le cadre d’un environnement virtuel?
Animateur:
Rick Bunt, vice-recteur associé, technologies de l’information et des communications, Université de la Saskatchewan
Rick Bunt est vice-recteur associé des technologies de l’information et des communications. Avant d’obtenir ce poste en 2001, il a été un an et demi doyen associé des sciences au College of Arts and Science. Professeur d’informatique à l’Université de la Saskatchewan depuis son arrivée en 1972, il a dirigé le département de 1986 à 1991. Il détient un doctorat et une maîtrise en informatique de l’Université de Toronto et un baccalauréat ès sciences de l’Université Queen’s. Il préside actuellement le Conseil des dirigeants principaux de l’information des universités canadiennes (CDPIUC).
Tribune:
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Hugh Couchman, directeur scientifique, SHARCNET; professeur de physique et d’astronomie, Université McMaster
Hugh Couchman enseigne la physique et l’astronomie à l’Université McMaster. Après avoir un baccalauréat et une maîtrise à l’Université de Cambridge, il reçoit un doctorat de l’Institute of Astronomy en 1986. Suivent des études postdoctorales à l’Institut canadien d’astrophysique théorique puis un poste au sein du corps professoral de l’Université de Toronto et un second à l’Université Western Ontario avant son arrivée à l’Université McMaster, en 1999. M. Couchman contribue au Shared Hierarchical Academic Research Computing Network (SHARCNET) depuis sa création et en assume la direction scientifique depuis 2003. Il a participé à maintes activités visant à faciliter le développement du calcul à haute performance (CHP) au Canada. Il est notamment co-auteur du Plan à long terme pour le CHP et de la récente proposition nationale sur le CHP présentée à la Fondation canadienne pour l’innovation. Sur le plan de la recherche, M. Couchman s’intéresse à la modélisation numérique du cosmos dans l’univers post-recombinaison (de 105 ans après le Big Bang à 1010 années plus tard). Il recourt aux simulations à grande échelle pour essayer de comprendre la formation et l’évolution des galaxies et des amas de galaxies, et la répartition de la matière aux plus grandes échelles de l’univers. M. Couchman est membre du programme de cosmologie de l’Institut canadien de recherches avancées.
- Peter H. Poole, vice-président associé par intérim à la recherche, professeur et titulaire d’une chaire de recherche du Canada, département de physique, Université St. Francis Xavier
Peter Poole est actuellement vice-président associé à la recherche par intérim à l’Université St. Francis Xavier. Il enseigne à la même université depuis 2002, où il détient aussi la Chaire canadienne de recherche en physique. Avant cela, M. Poole faisait partie du corps professoral du département de mathématiques appliquées à l’Université Western Ontario (1995-2002). M. Poole est originaire de Nouvelle-Écosse et a terminé son baccalauréat en physique à l’Université St. Francis Xavier en 1987. Son doctorat en physique, à l’Université de Boston (1987-1992), a été suivi par des études postdoctorales en chimie à l’Université d’État de l’Arizona (1992-1994) puis à l’Université Dalhousie (1994-1995). Dans le cadre de ses recherches, il recourt à des méthodes de simulation sur ordinateur pour résoudre des problèmes de la science des matériaux, notamment sur les propriétés des substances liquides, cristallines et vitreuses. Il s’intéresse particulièrement aux propriétés de l’eau super froide et de la glace amorphe. Il a également concouru aux travaux régionaux et nationaux visant à élargir l’infrastructure du réseau canadien de calcul à haute performance. Il fait partie des membres fondateurs des équipes qui ont donné naissance aux consortiums de CHP SHARCNET et ACEnet. Il a été directeur de la recherche pour SHARCNET, a fait partie de la direction de la recherche de ACEnet et est membre du conseil d’administration et du comité exécutif de C3.ca.
- Mark Whitmore, doyen de la faculté des sciences, Université du Manitoba; président, conseil d’administration de CANARIE
Mark Whitmore a obtenu son doctorat de l’Université McMaster en 1978 dans un domaine qu’on appelle depuis la physique computationnelle de la matière dense. Ses recherches, financées dès le début par le CRSNG, se sont poursuivies dans ce domaine général, avec accentuation sur la physique des matériaux mous. M. Whitmore a été membre du corps professoral de l’Université Memorial de Terre-Neuve de 1977 à 2004, où il occupe le poste de professeur titulaire depuis 1982. Durant son passage à l’Université Memorial, il a été tour à tour sous-directeur de département, directeur intérimaire de département et doyen associé (à la recherche) pour la faculté des sciences. M. Whitmore a passé une année sabbatique au Xerox Research Centre of Canada et à l’Université d’Ottawa. Depuis le 1er juillet 2004, il est doyen de la faculté des sciences de l’Université du Manitoba. M. Whitmore est très actif dans le domaine du calcul à haute performance (CHP). Il figure parmi les fondateurs de l’organisme national C3.ca et a fait partie de son conseil d’administration, de son comité exécutif et d’autres comités depuis maintes années. Il a participé énergiquement à des projets régionaux et nationaux se rapportant à l’informatique et à la réseautique. Il était notamment le chercheur principal dans le cadre d’un projet qui a bénéficié d’une subvention du Programme d’appui aux ressources majeures du CRSNG pour l’aménagement d’importantes installations de CHP au Canada. En 2003 et en 2004, il pilotait l’équipe qui a remporté la demande de la FCI pour la création du consortium régional de CHP ACEnet (Atlantic Computational Excellence Network).
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